Un groupe de travail sur l’école inclusive s’est tenu le 06/11/2025. Il a mis en évidence :
– le déni, par l’institution, de la souffrance des personnels, critiquant leur recours aux fiches SST, le qualifiant « de stratégie d’embolisation » du RSST.
Cela nous apparaît extrêmement grave quand on sait que certains collègues subissent des violences physiques et morales quasi quotidiennement. C’est une violence de plus qui leur est infligée en associant leur appel au secours via le RSST à une volonté de nuire. SUD Éducation rappelle que la hiérarchie a un devoir de protection de ses agents. Les IEN ont la responsabilité de la sécurité de leurs personnels, y compris les cadres missionnés pour la mise
en oeuvre de l’école inclusive.
– les risques à venir, avec l’annonce de la disparition des structures spécialisées (type ITEP), sans augmentation du nombre d’AESH, avec l’idée d’un passage de « l’école inclusive » à « l’école pour tous », à moyens constants.
SUD Éducation est pour l’école inclusive mais avec des moyens supplémentaires. Pourquoi ne pas s’inspirer de l’Italie qui, dès qu’un élève reçoit une notification de suivi, nomme un·e second·e enseignant·e dans la classe de cet élève ?
– l’alpha et l’oméga de la formation comme solution, culpabilisant un peu plus les enseignants en mettant les soucis de gestion des situations complexes avec des élèves très perturbateurs sur le compte de leur incompétence.
– l’autosatisfaction de l’institution sur la mise en place des PAS, qui fonctionneraient à merveille.
Le recul est encore trop peu important pour parler de réussite. Un bilan en fin d’année scolaire aura plus de valeur, mais on est en droit d’être sceptique sur l’impact de trois personnels par circonscription.
Le PAS est un dispositif financé par de l’argent public bénéficiant également au privé qui souhaite avoir ses propres dispositifs.
Pour SUD Éducation, l’école pour tous doit être une école de qualité, qui permette à tous les enfants d’accéder à leur statut d’élèves dans des conditions optimales d’apprentissages et à tous les personnels d’œuvrer sereinement dans leur mission d’enseignements, avec le soutien de leur hiérarchie. Cela ne peut se faire sans augmentation du nombre d’enseignants, d’AESH et de personnels socio-médicaux dans des bâtiments adaptés.
